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 Triste fait divers... parmis tant d' autres.

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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Ven 28 Avr - 23:00

Morte avec l'Iboga dans la bouche

Dans la nuit du 6 au 7 avril dernier, Marie Koumba, une compatriote de 39 ans, a trouvé la mort lors d'un rituel d'initiation à Mandji, le chef-lieu du département de Ndolou. La jeune femme a rendu l'âme après avoir ingurgité une importante dose de bois sacré que lui a administrée un maître spirituel nommé Jean Madouma Mombo. Ce dernier a été arrêté par les éléments de la brigade de gendarmerie de Mandji en attendant d'être présenté au tribunal de première de Mouila. Les faits.

MARIE MBOUMBA, Gabonaise, 39 ans, vient de trouver la mort à Mandji, à la suite de l'absorption d'une importante dose d'Iboga. L'infortunée voulait s'initier a un rite traditionnel pour savoir l'origine de malheurs qui s'abattaient souvent sur sa progéniture. Malheureusement, le rituel a tourné au drame.

Tout remonté au 24 mars 2006. Ce Jour-là, Marie Koumba, domiciliée à Guikolou, un quartier de Mandji décide d'aller consulter Jean Madouma Mombo, un "Nganga", pour une séance de voyance et de guérison. Elle lui explique que sa fillette Doriana Dissoukila, âgée de 12_ ans, est très malade «Elle souffre de l'épilepsie depuis sa naissance. Mais ces derniers temps, sa santé s'est davantage dégradée. Elle ne passe lus une heure sans convulser. Aide-moi, je suis dépassée, » aurait supplié la femme, qui a déjà perdu un enfant dans des circonstances mystérieuses.

Après avoir écouté religieusement son interlocutrice, jean Madouma- Mombo décide d'organiser une séance de voyance pour savoir l'origine de là maladie de la petite Doriana. « II faut une somme de cinq mille francs pour que je consulte»,dira le Nganga; La dame qui veut régler définitivement le problème de sa fille - remet l'argent demandé. «Votre enfant est tenue par un arc-en-ciel. Si vous n'agissez pas vite, vous la perdrez», dit le "voyant" qui se lance dans une séance d'incantations. Pour éviter le pire prédit, Marie Koumba exhorte le guérisseur de soigner sa fillette.

HALLUCINATIONS.

Jean Madouma Mombo accepte volontiers. La fillette commence le traitement dès le lendemain. Deux semaines vont s'écouler avant que le sexagénaire persuade Marie Koumba de manger le bois sacré " pour savoir l'origine de la maladie de son enfant. Après des moments d'hésitation, la jeune femme se résout à s'initier au rite Maboundi, une branche du Bwiti réservée aux femmes.

Le jeudi 6 avril 2006, il est 21h lorsque le vieux Madouma demande à la mère de Doriana de s'asseoir sur une natte. Le rituel d'initiation peut commencer au domicilIe du chef Guindendi. Déterminée dans sa quête de la vérité, Marie Koumba commence à absorber le bois sacré écrasé dans une assiette blanche. Un air de la musique traditionnelle "Mungongu" s'échappe du corps de garde. Deux heures vont encore s'égrener avant que la dame ne commence à avoir des hallucinations.

Marie vient d'avaler 18 cuillerées de l'Iboga. Bientôt, elle tremble comme une feuille au vent, tout en jetant des regards autour d'elle.

«Ne fais pas des grimaces. Regarde le miroir placé devant toi», tonne le tradithérapeute. Le temps passe mais Marie Koumba sent ses forces la lâcher. Que lui arrive-t-il ? Lutte-t-elle contre une force mystique ? Rien n'est moins sûr.

Cependant, l'initiée va succomber peu à peu d'overdose d'Ibo a, elle qui est à jeun depuis e lever du jour, turlupinée par la maladie de sa file. Vers 1h10 mn du matin, Marie pousse un cri avant de s'écrouler. Le vieux Madouma tente de la réanimer. Sans succès. « Laisse-la d'abord se reposer. Elle reprendra ses forces d un moment à l'autre», assure le Nganga à un de ses assistants.

Pourtant, la femme vient de rendre l'âme. Mais le maître spirituel n'annonce pas rapidement le décès de s'a patiente. Ce n'est que vers 3h du matin que Jacqueline Dissoukila, soeur aînée de Koumba, découvrira que sa cadette était passée de vie à trépas.

La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Informés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Mandji descendent sur les lieux pour appréhender Jean Madouma Mombo. Il sera présenté au tribunal de première instance de Mouila qui statuera sur son sort. La question que tout le monde se pose aujourd'hui est de savoir comment un homme qui se dit doté d'une vision n a pas pu voir arriver le danger qui menaçait son initiée.



Source : Journal L'Union Plus du 11/04/2006
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Ven 28 Avr - 23:06

Les apprentis ngangas... Voilà. On vous dit d' écouter tous les sons de cloche mais de ne pas prendre de décision... Paix à son âme. Ceci est un autre avertissement aux candidats à l' initiation car la planete de manque pas de ngangas... IL y en a partout mais à la différence des autres "métiers" , il n' exite de faculté de ngangalogie or whatever... à mediter. pig
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Juan-Matus



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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Sam 29 Avr - 16:36

Le titre de "maître bwitiste" devrait faire l'objet d'une réglémentation sérieuse, et seules des personnes issues des écoles supérieures de bwiti devraient pouvoir porter ce titre.

La science n'a vraiment décollé qu'à partir du moment où ont été formées des universités.
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mu ntu na munjombéngu'



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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Sam 29 Avr - 17:44

école je ne pense meme pas! je pense que ça devrait etre des sortes de surdoués: ceux qui sont nés avec le savoir et la science! car c'est différent
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yeboua



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MessageSujet: triste   Dim 30 Avr - 14:54

qui cherche trouve,mais cette jeune dame taumatisée par la maladie de sa progeniture,est tombée sur un mauvais trdipraticien qui l'a fait passer de l'autre cote.on peut dire aussi que c'est son karma(la dame).la justice doit faire son travail,qu'elle soit humaine ou divine.paix à son ame..........
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Dim 30 Avr - 19:52

Le problème Loustique c' est qu' il existe bel et bien des ecoles ésotériques bwitistes mais comment reglementer un chose qui n' émane que de la foi que nous lui accordons ? Réglementer signifierait passer des épreuves devant un jury qui deciderait si oui ou non le candidat est apte ou non à prétendre à la qualité de Maître. Le bwiti est profondément abstrait, il relève de la pure métaphysique, il est un art de vivre, une tradition, un folklore, une religion, une école de savoir vivre, etc... il se concrétise seulement par l' usage que nous voulons bien en faire. So, comme l' avait deja mentionné Pegasus, le chevalier ailé lol, l' idée de confédération n' est pas mal... Mais est-il vraiment possible d'imposer une reglementation quant au titre de nganga ou de maitre bwitiste ? Je ne pense pas... De toute evidence le bwiti n' échappe pas à la règle de la contrefaçon... Je ne peux que m' affliger devant de tels faits car ce maître fait sans aucun doute partie de la vieille école cad : méthode à la Tortue Géniale où plus le candidat à l' init souffre, mieux c' est. Je connais des personnes dont l' initiation au rite ***** consistait à ramper, à plat ventre sur 7 km la nuit en pleine brousse... en pagne, enduit de kaolin blanc, et dosé au possible.... Je ne vous parle pas du reste car ceci n' est qu 'une étape. Et apres on vous donne la "connaissance"... J' ai connu des méthodes plus douces et plus didactiques apportant des resultats similaires voire meilleurs... Sur l' apprentissage que le bandzi doit faire du Bwibwi après son init'... Anyway, comme on dit chez moi, on va enco' fai' comment ? Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven
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Juan-Matus



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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Sam 13 Mai - 18:09

Je comprends, Maboundi

Cependant, les praticiens du bwiti gagneraient "beaucoup" à suivre au moins une petite formation médicale (car après tout, un initiateur du bwiti est avant tout un thérapeute). Car visiblement, certaines morts au cours des initiations sont dues, entre autre (mais il y a probablement des raisons ésotériques derrière certains cas), au fait que l'initiateur a été incapable d'évaluer correctement l'état physique du bandzi.

L'iboga est une plante extrêmement puissante, et avant de l'administrer, il faut certaines précautions, et si possible évaluer quelles doses l'organisme du bandzi peut supporter sans trop de risques. Les pygmées eux-mêmes utilisent l'iboga le plus souvent en petites doses... ce n'est pas pour rien.

Donc, s'il est trop difficile de réglémenter spécifiquement le statut ésotérique de nganga, l'Etat peut au moins imposer un minimum de formation médicale dans ce domaine, et cela ne pourrait faire que du bien à la pratique du bwiti, et réhausserait le capital confiance à l'égard des ngangas.

Prendre la responsabilité d'initier quelqu'un à l'iboga, c'est une charge plus "lourde" que la responsabilité de pratiquer une opération chirurgicale sur le cerveau ou sur le coeur.
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Dim 14 Mai - 20:43

Bien sûr... De plus les dommages auxquels le cerveau pourrait être exposé sont irreversibles. Le produit est ultra puissant, je ne peux que confirmer pour avoir subi '" les restes" du produit pendant une semaine apres avoi rabsorbé la substance ( troubles de la vision, troubles auditifs, moteurs, difficultté motrices, difficultés de la concentration, etc ).

Peut- on alorrs envisager un " Bwiti scientifique " ? Si oui, dans quelles mesures ?
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Juan-Matus



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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Dim 14 Mai - 21:28

maboundi a écrit:

Peut- on alorrs envisager un " Bwiti scientifique " ? Si oui, dans quelles mesures ?

Disons que le bwiti devrait structurer et approfondir avec une grande rigueur toutes les connaissances qu'il possède... sur la psyché ! Sur la nature de la psyché, sur les lois de la psyché, sur les rapports entre la psyché et le corps, sur les ressources thérapeutiques de la psyché, sur les moyens de développer les potentialités de la psyché (avec ou sans l'aide de l'iboga)... etc.

Les pouvoirs psychiques comme la transe, la capacité de canaliser des entités invisibles, la voyance, la vision des choses invisibles, la sortie astrale, l'influence de l'énergie de la volonté sur les événements et les personnes, etc... existent parmi les praticiens du bwiti. La connaissance des outils et des techniques pour développer ces pouvoirs, et le maniement avancé de l'iboga dans ces processus de développement de la psyché, pourraient devenir une discipline intégrale dans le bwiti.

L'occident est loin devant l'Afrique sur le développement des pouvoirs de la technologie. L'Afrique pourrait aller très loin dans l'exploration et le développement des pouvoirs de la psyché. Je dirais que c'est là que se situe le génie de l'Afrique, et le bwiti et le vodou sont des embryons de ce qui pourrait devenir une puissante science du développement psychique. Trop de ngangas et de vodouns travaillent surtout "pour eux-mêmes", au lieu de travailler pour l'intérêt de la connaissance !

Des écoles rigoureuses et structurées pour le bwiti et le vodou, il en faudra un jour, du moins si on veut aller plus loin !
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Nzete Ya Mbila



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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Jeu 11 Sep - 23:29

En ce moment il se passe des choses etrange au Cameroune selon les infos reçu.
Un camerounais m'a dit que des gens venant du Gabon dont je ne veux pas cité le nom se font passé pour des maitres initiateur bwiti en faisant des conferences dont la participation coute trop cher et en vendant de l'iboga a qui voudra l'acheter.
J'etais meme étonné lorsque ce Camerounais m'a demande si je connaissais maitre bwiti un tel ?
-Mais oui je connais ce monsieur très bien.... il n'est meme pas Gabonais comme il vous a dit,ni un bwitiste(dans la voie d'iboga).
Bien qu'il est Nganga je ne pense pas qu'il a droit d'initiée quelqu'un a l'Iboga.
-Le Cameroune m'a repondu que ce monsieur avait reçu l'autorisation d'initié les jeunes Camerounais et qu'il lui a meme montré toute une bouteille d'Iboga rapée(comme s'il s'agissait de fromage rapée).
FRANCHEMENT CA DEVIENT N'IMPORTE QUOI CETTE HISTOIRE D'IBOGA
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Ven 12 Sep - 16:06

Est-ce étonnant ? On n' a pas besoin d' aller jusqu' au cameroun pour voir a quel point on profane le Bwiti... Le probleme, connu de ces personnes, c' est que c' est l chemin vers la malediction.
Celui qui reçoit la bénédiction pour initier ne doi pas rencontrer de problemes dans la mesure ou un maitre est un averti pour être un initié de haut niveau... Un sage.
Nombreux sont ceux qui ont rencontré des cas de décès, dans le cadre d' initiation-business... C' est à cause des mêmes personnes qu' on a interdit l' Ayuasca et l' Iboga en France...

Que dire si ce n' est que l' Homme est responsable de sa perdition... ?

Je vous salue.
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Mawudi



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MessageSujet: La mort d'un patient   Lun 15 Sep - 23:14

Mamy Wata a écrit:
Les apprentis ngangas... Voilà. On vous dit d' écouter tous les sons de cloche mais de ne pas prendre de décision... Paix à son âme. Ceci est un autre avertissement aux candidats à l' initiation car la planete de manque pas de ngangas... IL y en a partout mais à la différence des autres "métiers" , il n' exite de faculté de ngangalogie or whatever... à mediter. pig



Bwékayé!

On peut constaté une forme de "ZÉRO TOLÉRANCE" vis a vis de la médecine Traditionnelle et donc des tradipraticiens. Ils semblent ne pas avoir droit a "l'erreur ", encore faudrait - il que s'en soit une. Mais on semble oublier des fois , que même a l'hôpital des patients meurent malgré les efforts des médecins. Ce n'est pas pour autant qu'ils finissent derrière les barreaux. Pour peut qu'un patient meurt chez un nganga, lors de soins ou d'initiation , c'est tout de suite condamné par la société.
Nous constatons avec bcp d'amertume qu'au sein de notre communauté il existe un bon nombres de charlatans. Il faut le reconnaître. Ceux-là malheureusement ternissent l'image de l'ensemble des thérapeutes que nous sommes. Il serait donc judicieux que ces charlatans soit recenses et qu'au final ils soit "Black listed".

C'est un travail que pourrait faire l'Association des tradipraticiens du Gabon qui a vu le jour depuis un certain nombre d'années maintenant. Mais les tradipraticiens Gabonais, ne s'y intéressent que très peu.
Il semble que cette structure regroupe bcp plus les tradipraticiens issus de l'immigration. Alors que cette institutions pourrait jouer un rôle bcp plus déterminant dans le processus de certification des Ngangas Gabonais s'ils si impliquaient d'avantage.
Au sein de cette structure il existe plusieurs corps :
- Les Bwitistes : Ngonde, Mimbiri, Dissumba, Mabanzi, Maboundi, ...
- Vodoo
-Herbalistes
Et consort...
Vu que chacune de ses branches - en bon Africain - est tenue par le secret ultime , il est vain de penser qu'ils partageront leur connaissance aussi librement qu'on le voudrait. Alors le minimum serait qu'au moins au sein de chacune des branches , les thérapeutes appartenant a un même corps , échangent sur leur méthode de soins. Cela permettrait a chacun de faire une certaine mise a jour de sa connaissance et un perfectionnement de sa méthode. D'un Nganga a un autre la méthode change mais cela ne devrait pas être un frein a l'échange.

Pour revenir un peu au sujet principal; cette femme qui serait décède lors de son initiation. Bien, je suis un Ngonde, je vais donc parler en y faisant naturellement référence.

Dans l'évolution Institutionnel du Ngonde , il y a une étape ou on enseigne a l'initie les "Mabenga ma Mikuku". En bref, lors de cette étape, l'initie apprend les codes du Bwiti. Il apprend a faire un "Screening" , un dépistage en quelques sortes du malade. Cela lui permet dans une certainement mesure de savoir si oui ou non le patient est apte a effectuer une manducation de lIboga, ou aussi de savoir s'il est nécessaire de recourir a un quelconque soin pour ce patient.
A l'époque et même encore aujourd'hui, les Vieux ont evite les problèmes de cette façon, la mort d'un patient étant vu comme une véritable malchance. Avant une initiation il y a un grand nombre de tests pratiques qui peuvent être fait , a condition de les connaître.
Lors de la manducation de l'Iboga, donc pendant l'initiation. L'Iboga a un parcours bien définit que le Nganga doit connaître pour pouvoir le voir , ce parcours permet a l'Initiateur de savoir si oui ou non , il faut continuer de donner de l'Iboga au néophyte ou pas. Entre autres,d'un individu a un autre , la quantite d'Iboga a consomer peut changer sur les simples bases du poids, de l'age et de l'etat clinique du patient.

Si cet Initiateur avait connaissance de ce procédé, il n'aurait sans doute pas overdose sa patiente. Cela ne fait pas forcement de Madouma Mombo un charlatan. Il ne connaissait pas. C'est l'ignorance qui tue l'HOMME.

Nombreux dans la communauté Tradipraticiennes, sont les clivages entre Ngangas. Chacun estimant être meilleur que l'autre. Chacun estimant presqu'avoir la science infuse. Cela dénote le manque cruel d'humilité que l'on peut observer dans notre chère communauté Bwitiste. Mais bon , je ne vais pas m'étaler davantage, ce sujet pouvant faire l'object d'une rubrique a part entière.

Bwekaye !

Mikodio
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   Mar 16 Sep - 22:25

Bwekayé !

"C' est l' ignorance qui tue l' Homme"... Mais qu' est-ce que l' ignorance sinon le vampire de l' Homme ? En effet... Cet exposé très clair et plutot pertinent dénote bien les manquements présents dans notre pays en matière de tradithérapie.
Nous savons tous qu' à l' endroit de Libreville, de nombreuses conferences et debats sont organisés pour rabacher les memes litanies... Ribenga et ses homologues tentent de démontrer au peuple gabonais les bienfaits du Bwiti, un homme d' Eglise vetu de noir s' excite toujours à l' autre bout du plateau pour le traiter de feticheur et le presentateur... Pantois... Attend. Il dira qu' il a fait de l' audience en ce dimance ensoleillé, où les Gabonais, plus occupés à aller se promener sur les plages du Lycée Mba - où il fait bon vivre - ont laissé maris, femmes et enfants à la maison dans la réalité latente, en attendant Lundi, véritable insitution gabonaise: Pour Moi quoi Makaya, La rubrique des chiens écrasés, et que sais -je encore...
Après tout ce petit verbiage ( je vous le concède), il convient de dire que ce ne sont pas les féférations et associations de tradithérapeutes qui feront la gloire du Bwiti... Malheurseusement. Il ya du bon partout, il y a du mauvais partout... Et le Bwiti est loin d' être un exception. Alors à moins d' être un utopiste songeur et rêveur, revenons sur le plancher des vaches et parlons de ce qui fait l' équilibre de l' univers tout entier:
Dis-moi Bioman pourquoi dans tout l'univers,
Les forces du mal veulent s'emparer de la terre,
Dis-moi Bioman, dis pourquoi tous les méchants
Voudraient, Bioman, détruire notre présent

Pourquoi ne peut-on pas un jour connaîre enfin,
Le bonheur et la joie la douceur d'un matin,
Où règnerait la paix, l'amour et l'amitié,
Où les hommes pourraient tous vivre en liberté

Parce que, petite fille, la terre est trop jolie,
Parce que, petite fille, il y a la jalousie,
De tous les méchants qui voudraient empêcher,
Le ciel d'être bleu, les oiseaux de chanter

Dis-moi Bioman, comment fais-tu pour toujours,
Combattre le mal et la nuit et le jour,
Dis-moi Bioman pourquoi n'as-tu jamais peur,
Des forces glaciales qui sèment la terreur

Comment, Bioman, fais-tu pour toujours garder,
Le même moral quand tout semble s'écrouler,
Comment, Bioman fais-tu pour résister,
Aux forces du mal et toujours triompher

Parce que, petite fille, je garde au fond de mon coeur,
L'amour de la vie, le respect du bonheur,
Parce que, petite fille, quand je combats les méchants,
J'ai dans mon esprit le sourire d'un enfant,

Parce que, petite fille, la terre est trop jolie,
Parce que, petite fille, il y a la jalousie,
De tous les méchants qui voudraient empêcher,
Le ciel d'être bleu, les oiseaux de chanter

La la la la la la la la...

Parce que, petite fille quand je combats les méchants,
J'ai dans mon esprit le sourire d'un enfant...

Merci Bioman...



Bwekayé !
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MessageSujet: Re: Triste fait divers... parmis tant d' autres.   

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