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 Lisez-moi

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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Lisez-moi   Mer 5 Avr - 13:35

Comme toutes les semaines, une idée, un concept, un mot m'a poursuivit... Cette semaine, c' est au tour de l' iboga vu par la science, l' iboga vu comme une drogue hallucinogène, l' Iboga vu par les psy, Etc... Tous les documents qui se sont présentés à moi m'ont laissée un gout amer que je traduirait par le gout de l' ignorance des scientifiques. Cette volonté d' avoir réponse à tout, de ne jamais donner sa langue au chat me dépasse car tout ce que nous savons c' est que nous ignorons. Comment des personnes aussi cultivées peuvent-elles ceder à la vanité ? Au défi ? Je sais ... Et vous le savez aussi. Heureusement, un peu plus tard dans la journée, un autre document est venu à moi, à croire que Dieu a entendu mes louanges pour faire entendre raison à ses scientifiques qui réduisent notre cadeau à une formule chimique ... Le texte qui suit est une analyse. C' est un travail effectué par deux ethnologues.... Je me contenterai plus de ça plûtot que de perdre mon energie à convaincre les physiciens, psychologues... Lisez- attentivement ce qui suit.


Si l'ibogaïne ne peut pas ouvrir une porte par elle-même, elle peut être considérée comme l'huile de ses gonds.
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Mer 5 Avr - 13:37

[i]Les rituels gabonais de l'iboga;

Bwiti des Mitsogho

Le Bwiti original ou Bwiti des Mitsogho apparut chez les Mitsogho lorsqu'ils atteignirent le territoire qui est actuellement le Gabon. Dans les temps anciens, le Bwiti lui-même était un syncrétisme composé du culte des ancêtres, exalté par la découverte de l'iboga (peut-être révélé par les pygmées de la forêt équatoriale) et d'éléments culturels acquis au cours des migrations des Mitsogho.

Chez les Mitsogho (et les Bapinzi), le Bwiti est strictement réservé aux hommes, et les initiés sont considérés comme Maîtres et seuls gardiens du mystère de la connaissance visuelle de l'au-delà qui leur a été donnée par l'iboga, "l'arbre miraculeux".

Cette initiation est indispensable pour la promotion sociale à l'intérieur de la tribu et tout individu incapable de rejoindre le Bwiti est strictement banni et est considéré par tout un chacun comme une femme.

L'iboga apporte la preuve visuelle, tactile et auditive de l'existence irréfutable de l'au-delà. A travers sa substance spirituelle inaltérable, l'homme appartient aux deux plans de l'existence, qu'il confond, ne sachant pas où la naissance et la mort commencent. La mort physique perd toute signification parce que ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle vie, une autre existence. "C'est l'iboga qui conditionne la pluralité des existences".

L'iboga supprime la notion de temps; le présent, le passé et le futur fusionnent, comme dans "l'univers superlumineux" de Régis et Brigitte Dutheil18: par l'absorption de l'iboga, l'homme retourne d'où il vient.

Pour être admis dans la société Bwiti, les candidats doivent subir une série d'épreuves ou rites de passage qui commencent dans un enclos strictement réservé aux initiés.

Chaque candidat a une "mère", qui est un vieil initié; c'est un homme qui s'assure que la cérémonie d'initiation est conduite selon les règles.

La cérémonie consiste essentiellement dans l'ingestion de raclures de racines d'iboga (Tabernanthe iboga H.Bn var. noke et mbassoka).

Cette "manducation de l'iboga" est supervisée par la "mère" qui vérifie, constamment, le dosage de la drogue suivant les réactions physiologiques du candidat, qui doit prendre une grande quantité d'écorces de racines et de tiges de T. iboga.

Cette manducation est précédée d'une abstinence sexuelle et alimentaire, durant une journée. Le rite est très strict et chaque manifestation a une grande valeur symbolique.

Sur un feu, les anciens font griller des graines de courge. Le bruit qu'elles font lorsqu'elles éclatent symbolisent le départ de l'esprit - qui est supposé quitter le corps par la fontanelle - pour son voyage mystique. Le crâne du candidat est frappé trois fois avec un marteau pour libérer son esprit.

La langue du néophyte est piquée avec une aiguille pour lui donner le pouvoir de relater les visions à venir.

Etant donné que la manducation peut durer plusieurs jours, la désincarnation et la réincarnation du néophyte sont symbolisées avant que les visions n'apparaissent.

Le candidat est conduit à la rivière, et une pirogue miniature faite d'une feuille, portant une torche de résine d'okoumé allumée, est posée sur l'eau. Ce rite représente le voyage de l'esprit, vers l'aval, le courant, vers l'ouest, le soleil couchant, la mort et symbolise la désincarnation.

Un pieu surmonté d'une structure en bois en forme de losange est planté au milieu du courant: il représente l'organe sexuel femelle, que le candidat doit traverser (à l'état fœtal), à contre-courant, nageant alors vers l'amont, vers l'est, le soleil levant, la naissance.

Pour la proclamation de cette naissance initiatrice, la tête du néophyte est rasée et saupoudrée d'un bois rouge (padouk), comme il est fait avec les nouveaux-nés.

Finalement, dès que l'état physiologique du néophyte, après la manducation, est jugé satisfaisant, il est conduit dans le Temple où il est placé du côté gauche, qui symbolise la féminité, l'obscurité, la mort

Il reste dans le Temple, du côté gauche, absorbant des feuilles d'iboga, jusqu'à ce que la perception normative des visions se produise.

Pendant la manducation, les effets de la drogue commencent à se manifester, vingt minutes après la première absorption de l'iboga, par des vomissements violents et répétés. "Le ventre du néophyte (banzi) se vide même du lait de sa mère".

Pour aller dans l'au-delà, on doit mourir; le corps reste sur le sol avec les anciens, l'âme s'en va.

Les manifestations physiologiques commence par de la somnolence, suivie d'incoordination motrice, d'une forte agitation, de tremblements, de rires et de pleurs, d'anesthésie partielle avec hypothermie et hyperthermie intermittentes, un halètement qui peut aller jusqu'à la suffocation.

Pour estimer les progrès de l'intoxication et pour ajuster le dosage, les responsables prennent le pouls, écoutent les battements du cœur, contrôlent la température, simplement en touchant le corps et en évaluant sa sensibilité en le piquant avec une aiguille à différents moments. Selon l'état physiologique, les "mères" augmentent ou diminuent les doses de temps en temps.

Les effets oniriques ne commencent pas à se manifester avant environ une dizaine d'heures, pendant lesquelles les rituels mentionnés précédemment prennent place, partiellement en public avec des danses et de la musique.

Chez les Mitsogho, les sujets sous l'influence de l'iboga doivent traverser quatre stades pour atteindre un contenu d'images correspondant aux normes requises. Les candidats sont constamment interrogés par les anciens initiés quant au contenu de ce qu'ils perçoivent. Ce sont les aînés qui jugent de la valeur initiatrice de la vision décrite.

La première vision consiste en images vagues, incohérentes, désordonnées, dépourvues de signification religieuse, dont l'authenticité est souvent mise en question par le néophyte.

Le second stade est caractérisé par une série d'apparitions d'espèces d'animaux menaçants qui quelquefois se séparent et d'autres fois fusionnent de nouveau rapidement.

Dans le troisième stade, la vision onirique progresse clairement vers le stéréotype mythique. Le néophyte devient de plus en plus calme, signe d'une vision plaisante et apaisante, qui dissipe ses doutes quant à l'objectivité et la positivité de l'image perçue.

Le néophyte se sent enveloppé par un souffle qui le transporte en un clin d'œil, au son de la harpe Ngombi, vers un immense village sans commencement ni fin.

Nous devons dire un mot au sujet de la valeur symbolique de l'arc musical dont les sons mélodieux accompagnent la cérémonie. Il représente un lien entre le village des hommes, sur la terre et le village du père dans l'au-delà. L'arc musical symbolise la route de la vie et de la mort.

De l'autre côté, des voix sont entendues:" Qui cherches-tu , étranger?" et le voyageur répond:" Je cherche le Bwiti". Les voix prennent soudainement des formes humaines qui posent la question de nouveau et repondent alors en chœur:" Tu cherches le Bwiti. Le Bwiti, c'est nous, tes ancêtres, nous constituons le Bwiti".

La vision tend à devenir de plus en plus normative. les initiés demandent alors au candidat:"Tu es sur la bonne voie, le Bwiti sera bientôt là. Continue; regarde et tu le trouveras. N'abandonne pas les images, reprend-les là où tu les as laissées."

Une voix donne au candidat son nom d'initié. Le néophyte est observé constamment par sa "mère" qui régule ses réactions physiologiques pour éviter que de terrifiants fantômes n'interfèrent, car ils pourraient le conduire sur le mauvais chemin, vers la route de la mort.

Le quatrième stade de la vision (celle à laquelle les ethnologues se réfèrent en tant que visions normatives) est celui marqué par la rencontre avec les plus hautes entités spirituelles.

Après un dialogue avec ses ancêtres, le néophyte trouve soudain "ses jambes immobilisées, devant deux Etres Extraordinaires"qui lui révèlent qu'il est dans le "Village du Bwiti" (village de la mort). Ils lui demandent pourquoi il est venu ici.

Après avoir entendu la réponse du néophyte, les "Etres Fantastiques" parlent de nouveau. Le premier dit: "Mon nom est Nzamba-Kana, le père du genre humain, le premier homme sur la terre" et celui qui se tient à sa gauche dit: "Mon nom est Disumba, la mère du genre humain (femme de Nzamba-Kana) et la première femme sur la terre."

Soudain, le "Village de la Mort" est couvert d'étincelles augmentant d'intensité, une "boule de feu" prend forme et devient distincte (Kombé, le soleil). Cette boule de lumière interroge le visiteur sur les raisons de son voyage. "Sais-tu qui je suis? Je suis le Chef du monde, je suis le point essentiel." Celle-ci est ma femme Ngondi (la lune), et eux sont mes enfants (Minanga,les étoiles). Le Bwiti est tout ce que tu as vu de tes propres yeux.

Après ce dialogue, la lune et le soleil se transforment en une très belle fille et un très beau garçon

Sans aucun avertissement, la lune et le soleil retrouvent leur forme originelle et disparaissent. Le tonnerre (Ngadi) est entendu et le calme revient partout.

Les aînés le saluent avec fierté; ".Il a vu le Bwiti de ses propres yeux" et l'invitent à prendre place sur le côté droit du Temple, le côté des hommes et de la vie.

Le candidat est devenu un initié en découvrant le Bwiti à travers une autre réalité, celle de l'autre vie, où l'on accéde à la fois par la mort physique et par la mort initiatrice.

A travers le rêve éveillé, il entrevoit, dans le présent, le passé et le futur, son propre être, humain, immuable dans son essence spirituelle et vivant sur deux plans d'existence.

Cependant, après les rites de passage, le nouveau membre doit être isolé du monde extérieur pendant une période d'une à trois semaines. Pendant ce temps, ses repas seront préparés et servis par une jeune femme qui a récemment enfanté, parce qu'il est considéré comme un nouveau né.

L'initié a vu, il sait, il croit, mais comme tout Mitsogho, il ne fera ce voyage que deux fois,: pendant l'initiation et le jour de sa mort. Il est hors de question pour lui, de prendre de nouveau de l'iboga dans les mêmes conditions.

Dorénavant, la plante sacrée sera seulement utilisée avec parcimonie pour "réchauffer le cœur" et pour l'aider "dans les efforts physiques ou les discussions."

Nous pouvons apprendre plusieurs choses de cette étude du Bwiti Mitsogho

En premier lieu, il y a quelques similarités frappantes entre l'initiation au Bwiti et les rites d'initiation franc-maçonniques. Le résultat final est le même, la connaissance du mystère de l'au-delà, que les maçons appellent le "sublime secret". L'initiation franc-maçonnique est précédée par la retraite du candidat pendant laquelle il est assistée par quelqu'un qui a déjà été initié. Ce dernier lui communiquera, alors qu'il le fait passer à travers une porte étroite, que l'initiation est une nouvelle naissance.

Mais le plus étonnant dans le rituel maçonnique, sont les trois coups sur la tête avec un maillet, en souvenir de l'assassinat d'Hiram, l'architecte du temple de Salomon, par trois de ses compagnons à qui il avait refusé de révéler le "sublime secret". La seule différence entre les maçons et les adeptes du Bwiti est que ces derniers ont la certitude de connaître ce secret.

L'initiation au Bwiti, chez les Mitsogho, concerne essentiellement le passage de l'adolescence à l'âge adulte, devant la nécessité d'éliminer les éléments épigénétiques de l'enfance et de l'adolescence, afin de reprogrammer dans le jeune homme un nouvel ego correspondant aux normes culturelles de la tribu.

Dans ce but, les Mitsogho font appel à la privation instrumentale du sommeil, l'initiation durant plusieurs jours, sans sommeil et sans nourriture, aussi bien qu' à la privation pharmacologique par la manducation de l'iboga.

Le résultat est un rêve éveillé, sans manifestations psychotiques, pendant lequel le sujet reste parfaitement conscient et peut communiquer avec ceux qui l'entourent, étant à la fois acteur et spectateur de ses propres visions.

Ce qui est remarquable est le fait que l'intoxication par l'iboga est très graduelle, ce qui rend possible l'observation de plusieurs stades durant ces visions.

Les ethnologues ont pu suivre sur le terrain la progression de cette intoxication et distinguer quatre stades caractéristiques pendant cette intoxication.

Dans les trois premièrs stades, les visions correspondent à ce que les psychanalystes appellent le monde souterrain de Freud.

La quatrième étape est considérée par les ethnologues comme étant celle des visions normatives correspondant à l'image collective et culturelle de la tribu (cf. Jung).

Tandis que dans le rituel Bwiti, nous n'avons pas manqué de rapporter certaines similitudes entre l'initiation au Bwiti et l'initiation franc-maçonnique, nous sommes également conduits à tirer des analogies entre certains aspects de la vision résultant de l'absorption de l'iboga et ce que certaines personnes voient au moment de la mort clinique. Nous discuterons de cet aspect dans les conclusions

Le néophyte aura à affronter la mort initiatrice (ou réelle) qui le rendra capable d'accéder aux choses de l'au-delà.

Il peut réaliser cela seulement s'il a été correctement préparé et surtout si sa motivation est suffisante.

Pour diverses raisons - pauvre préparation, motivation inadéquate, peur, psychose, névrose - certains sujets sont incapables de dépasser cette phase critique. Ils deviennent la proie de génies diaboliques qui les détournent vers la route de la mort.

Les aînés décident alors d'arrêter l'initiation au moyen d'un antidote dont la composition n'est pas connue. On peut noter que l'atropine (un antagoniste de l'acétylcholine) supprime tous les signes de l'intoxication par l'ibogaine aussi bien l'état d'éveil que les activités inotropes.

L'Ombudi (ou Ombwiri, chez les Fang) est un ordre initiatique réservé aux femmes qui sont des thérapeutes chez les Mitsogho et les Fang.

Les femmes prennent l'iboga en plus petites quantités que celles prise au cours de l'initiation au Bwiti. Dans leur cas, elles ne vont pas au-delà de la troisième étape ( freudienne), pendant laquelle des génies, bons ou mauvais, communiquent aux femmes qu'ils possèdent les causes de l'affliction ou de la maladie pour lesquelles elles sont consultées.
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Mer 5 Avr - 13:38

Bwiti des Fang

(O. Gollnhofer et R. Sillans, 1985; O. Gollnhofer et R. Sillans, 1983; J. Binet, O. Gollnhofer et R. Sillans, 1972)25,26,4

Le long des régions côtières du Gabon, le Bwiti a commencé à être connu des Fang à l'époque des explorations de Savorgnan de Brazza, mais selon une lettre de Lucien Meyo, secrétaire du Prophète Ekang Nwa, "c'est en 1908, que les Itsogho et les Bapinzi arrivèrent au Gabon, c'est-à-dire dans l'estuaire de Libreville. C'est là qu'ils apprirent aux Fang à manger "l'iboga par la racine". Avant cette période, les Fang utilisaient les feuilles d'iboga et d'alan (Alchornea floribunda, une euphorbiacée de laquelle Mme F. Khuong-Huu30 a isolé un nouvel alcaloïde, l'archornéine), mais seules les effets des racines d'boga produisent finalement les visions du Bwiti.

Le Bwiti des Fang, à la différence des Mitsogho, accepte les femmes comme membres, mais tous, quelque soit le sexe, ne sont admis qu'après avoir pris de l'iboga.

La racine d'iboga est absorbée, non seulement sous forme de fines raclures, mais aussi dans une préparation faite de jus de canne ou de sucre, de vin de palme ou de lait. Tandis que l'extraction des racines d'iboga est réservée aux hommes, les "préparations galéniques" sont faites par les femmes et sont dites "express" ou "automatiques".

De telles préparations, qui réduisent l'amertume et préviennent partiellement les vomissements, permettent d'atteindre la phase normative plus rapidement.

Pendant les rites de passage, les caractères essentiels des rites Mitsogho sont préservés et le langage rituel est Mitsogho.

Cependant, la "mère" est une femme, quelquefois accompagnée de son mari, qui devient le "père".

Une grande importance est donnée à la retraite et à la confession qui précèdent l'initiation.

La notion de pureté est une obsession de la mentalité Fang, et la manducation est perçue comme une épreuve qui sert à expier (en vomissant) les fautes qui ont été commises.

Le Bwiti Fang est actuellement le résultat d'une adaptation du Bwiti originel au culte des ancêtres traditionnel (Byeri), avec l'intégration d'éléments et de concepts chrétiens.

Il en résulte que le Bwiti Fang n'est pas uniforme et est structuré en plusieurs branches qui sont indépendantes les unes des autres et au milieu desquelles des mouvements "prophétiques et messianiques" fleurissent.

Selon Michel Fromaget (1986)19, Président du département de Psychologie de l'Université de Libreville de 1981 à 1983, il y a deux sortes de Bwiti au Gabon.

1- Le Bwiti des Mitsogho, qui a été préservé dans une forme très sobre et très proche du modèle originel, le Bwiti initial ou Bwiti Disumba, du nom de la première femme, qui a deux variantes:

- Le Bwiti Mitsogho des nganga-a-misoko, prophètes et sorciers devins, thérapeutes éminents, qui pratiquent la guérison psychosomatique et une sorte de psychanalyse.

- Le Bwiti N'Dea, un culte de sorciers, une déviation du Bwiti Mitsogho avec des sacrifices humains et du cannibalisme, dont le but final est magique, l'acquisition de pouvoirs surnaturels.

2- Le Bwiti Fang, connu des Fang à une date ultérieure, qui est un étonnant syncrétisme de Christianisme et d'animisme.
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Mer 5 Avr - 13:39

Bureau (1972)7 mentionne douze subdivisions du Bwiti Fang. C'est pourquoi, nous devons renoncer à toute idée d'étudier le Bwiti Fang comme une entité uniforme et homogène, et il serait illusoire et inexact de rechercher une "vision normative Fang" comparable à celle du Bwiti Mitsogho.

C'est pourquoi, à l'intérieur d'une communauté dans laquelle l'initiation doit prendre place, tout dépend des relations qui sont acceptées dans cette communauté, entre le culte des ancêtres (représentés par leurs crânes), le Bwiti originel et le Christianisme.

Si nous comparons, en termes larges, le Bwiti Fang et le Bwiti originel, nous trouvons des similitudes frappantes entre les contenus des visions. Seuls le décor, les visages ou les personnes représentées diffèrent. Ces dernières sont des entités dérivées du Christianisme et peuvent apparaître en nombre illimité.

Cependant, ce serait une erreur de croire que le Bwiti Fang s'est complètement démarqué du Bwiti originel et de la culture ancestrale des Fang. Les éléments y sont mais ne sont pas très apparents. Cependant, ils peuvent apparaître si nous connaissons la connection entre les visages qui sont reconnus et ceux qui sont cachés derrière eux.

Une figure religieuse chrétienne peut incarner en même temps plusieurs entités spirituelles Fang, et vice-versa.

Durant les rites de passage, nous trouvons les mêmes effets psychophysiologiques que ceux observés chez les Mitsogho.

Après une longue série de périodes, pendant son ascension mystique, le sujet sous l'influence de l'iboga, à son apogée, se sent comme "transporté par le vent" vers l'au-delà devant la maison du Christ et de Dieu. Il est guidé vers cet endroit par ses ancêtres au son de la harpe.

Un voix lui donne son nom initiatique et lui dit combien d'argent il aura à payer pour son initiation.

Pendant son voyage, il voit plusieurs saints, Noé, des prêtres dans leur soutane. Le Christ ,dans des vêtements d'or, interroge l'étranger sur les raisons de sa visite. Et le néophyte répond: "Je cherche, je désire voir le Seigneur Jésus Christ". "Je suis celui que vous cherchez", répond le Christ.

D'un néophyte à l'autre, le contenu de la narration décrit des rencontres avec le Christ dans un autre décor.

Le sujet traverse d'abord "un purgatoire, où l'homme souffre" puis le paradis avec ses sept niveaux où glissent des anges. Sur le niveau supérieur, le voyageur voit un homme portant une croix, et plus loin la barbe de Dieu le Père.

Dans d'autres visions, la Vierge Marie, Adam et Lucifer apparaissent

Le dialogue est pratiquement identique dans chaque vision à celui rapporté chez les Mitsogho.

Dans ce syncrétisme, Ngyingon (principe femelle, femme du premier homme, appelée Disumba chez les Mitsogho) est assimilée à la fois à Eve et à la Vierge Marie.

Quant à Nzame, le principe mâle, le premier homme, ou Nzamba-Kana chez les Mitsogho, il est représenté par Jésus-Christ.

Pour certains prophètes, Adam et Jésus-Christ personnifient "l'Etre Suprême" qui n'est jamais perçu dans les visions Mitsogho.

Lucifer, le serpent-arc-en-ciel, est présent dans la vision Fang. Il représente le diable, qui est Evus, une notion bien connue des Fang.

Pendant leur vie, les Fang peuvent faire plusieurs voyages dans les conditions rituelles du Bwiti, leur permettant de confirmer la réalité de leurs visions. Les initiés peuvent aussi appartenir à la société dite de possession Ombwiri ( réservée aux femmes et appelée Ombudi chez les Mitsogho). Cette société, qui joue un grand rôle dans le diagnostic médical, est caractérisée par la vision, sous l'influence de l'iboga, de génies, qui au cours de séances divinatoires publiques révéleront la nature de l'affliction dont souffre le patient venu consulter.

Dans l'Ombwiri, nous pouvons noter quelque similitude avec le Vaudou des Caraïbes et d'Amérique du Sud.

Chez les Mitsogho, la vision normative est celle de toute la tribu et correspond chez les initiés à la connaissance enregistrée oralement depuis leur enfance à l'intérieur de la tribu.

Chez les Fang, nous observons de nombreuses différences à cause des changements et des transpositions qui peuvent avoir pris place dans l'expérience initiatrice, sous l'influence du christianisme, de la compétition entre les mouvements prophétiques et messianiques plus ou moins orthodoxes et de la perte de la notion tribale.

Quelques blancs, la plupart des Français, ont volontairement fait l'expérience de la manducation de l'iboga. Un petit nombre d'entre eux ont pu être interviewés. Une étude de l'interprétation de ces interviews progresse actuellement (O. Gollnhofer et R. Sillans).

L'ibogaine en psychothérapie: psychanalyse selon Naranjo

Claudio NARANJO est un médecin psychothérapeute chilien qui publia, alors qu'il était en stage à l'Institute of Personality and Research, University of California, Berkeley, en 1969, un remarquable rapport intitulé "Psychothérapeutic Possibilities of new fantasy-enhancing Drugs, " dans Clinical Toxicology (C. Naranjo, 1969).44

Naranjo, dans ce rapport, traite de l'action thérapeutique, à doses dites subtoxiques, de deux alcaloïdes, l'harmaline et l'ibogaïne.

C'est en 1969 que C. NARANJO écrivit : "Le manque d'étude systématique de ces drogues (l'harmaline et l'ibogaïne) fit que du simple point de vue de la chimiothérapie, elles furent considérées comme toxiques à une certaine dose.

Or ce sont les phénomènes d'intoxication de l'harmaline et de l'ibogaïne qui présentent le plus grand intérêt du point de vue de l'exploration psychologique et de la psychothérapie."

L'harmaline, a été isolée en 1841 par GOEBEL,24 des graines d'une Malpighiacée, Peganum harmala. Elle a également été extraite d'une autre Malpighiacée sud-américaine, Banisteriopsis caapi ou yagé.

L'écorce de yagé est le principal ingrédient de la boisson utilisée par les Indiens de la région des sources de l'Amazone, en connection avec certains rites et procédés de divination, et, il est connu, d'après des recherches faites à l'Université du Chili, que cette drogue fut le centre de la culture de différentes tribus indiennes dès le paléolithique.

Les effets de l'harmaline et de l'ibogaïne sont pratiquement uniques parmi les drogues psychoactives.

Le meilleur terme pour décrire ces effets est celui de William TURNER, spécialiste du yagé, d'onirophrénie, pour désigner les états, induits par les drogues, qui diffèrent des états psychomimétiques par l'absence de tout symptôme psychotique et, cependant, partagent, avec l'expérience psychotique ou psychomimétique, la prééminence d'un processus primaire de pensée.

L'harmaline et l'ibogaïne sont caractérisés, dans leurs effets psychologiques, par un état tel, qu'il s'agit d'un phénomène de rêve sans perte de conscience ni de changement dans la perception de l'environnement, ni d'illusions ou d'altération formelle de la pensée et sans dépersonnalisation.

En bref, l'on peut parler d'une exaltation des fantasmes, remarquable en ce sens qu'elle n'interfère pas avec l'ego.

De tels fantasmes ressemblent plus à des visions réelles qu'à d'ordinaires rêves quotidiens.

Dans une étude sur les effets psychologiques de l'harmaline, menée au Chili en 1963-64, avec d'autres médecins chiliens et des thérapeutes traditionnels indiens, NARANJO note qu'un des aspects les plus remarquables du fantasme est sa grande constance.

Ces thèmes ou images évoqués sont en majeure partie des archétypes, tels que JUNG les a définis, qui sont des souvenirs anciens, généralement communs à tous les humains et enfouis dans leur mémoire collective.

Citons VOLTAIRE : "Le monde, suivant Platon, était composé d' idées archétypes qui demeuraient toujours au fond du cerveau."

NARANJO distingue deux sortes d'archétypes :

-Le style mythique semblable au rêve d'un trésor perdu, d'un bon vieillard, d'une femme idéale, d'une sainte, d'une communauté idéale et de diverses pensées dites nobles etc.

-Le style instinctif tel qu'il peut être dans un fantasme avec agression, sexe, scènes sanglantes de toute sorte, inceste ou autre.

Ces séquences de rêve éveillé sont, en leur spontanéité, plus extrêmes que toute autre rapportée par les patients sur leurs rêves habituels et ne ressemblent pas aux visions sous mescaline ou LSD. En fait, les effets des deux types de drogues semblent se situer en opposition polaire, ceux des hallucinogènes communs étant un domaine élevé et angélique de sensations esthétiques, de manque d'union avec toute chose, alors que le domaine des onirophréniques est celui du monde souterrain de FREUD d'impulsion animale et de régression.

Naranjo donne quelques exemples de sujets traités avec succès avec l'harmaline à des doses de 4-5 mg/Kg par voie orale (environ 300mg).

Sur l'ibogaïne, NARANJO dit qu'il en sait moins que sur l'harmaline au sujet de l'utilisation de l'iboga par les Gabonais et les Congolais. Il ignore le Bwiti et ne connaît apparemment pas la structure de l'ibogaïne.

Il sait que la drogue a été utilisée en pharmacopée européenne pour ses vertus défatigantes à faible dose, ce qui d'après lui, est dû au fait qu'il s'agit d'un IMAO.

Comme pour l'harmaline, NARANJO utilise l'ibogaïne aux doses de 4 à 5 mg/kg par voie orale et le quart en IV, et décrit des réactions subjectives durant environ 6 heures.

Comparés aux effets de l'harmaline, ceux de l'ibogaïne apparaissent moins exotiques.

Bien que les contenus archétypiques soient communs - les visions d'animaux étant fréquentes - la qualité du fantasme est, en général, plus personnelle, concernant le sujet lui-même, ses parents et d'autres personnes significatives.

En même temps, le fantasme évoqué par l'ibogaïne est plus facile à manipuler par les sujets, sur leur propre initiative ou celle du psychothérapeute, si bien que, plus souvent qu'avec d'autres drogues, ils peuvent s'arrêter pour contempler une scène, revenir en arrière, explorer une alternative dans une séquence donnée, faire revivre une scène précédente etc.

Cette facilité avec laquelle les évènements d'un traitement avec l'ibogaïne peuvent être manipulés et le fait que l'expérience peut être dirigée dans le domaine désiré est probablement une des raisons du succès observé par de nombreux psychothérapeutes utilisant cette drogue.

NARANJO a été beaucoup plus impressionné par les effets obtenus dans une séance "ibogaïne" qu'avec ceux observés avec n'importe quelle autre drogue.

Un exemple montre bien la facilité avec laquelle le psychothérapeute est à même de diriger son analyse :

Il s'agit d'un jeune psychotique qui, traité par l'ibogaïne, décide de s'allonger et de fermer les yeux, peu après avoir ressenti les effets de la drogue :

-"Il voit d'abord la figure de son père, en face de lui comme dans un jeu, avec un sourire contenu. Son commentaire, à ce point, est que son père lui apparaît comme un jeune garçon. C'était comme quelqu'un de non familier, mais cependant familier, quelque chose que le patient aurait oublié depuis de nombreuses années.

Soudain, la figure de son père change, dans une contraction rageuse. La scène évolue et le patient voit une femme nue, cachant sa figure derrière son bras et ayant peur.

Tout près, il voit son père, nu lui aussi, se jetant sur la femme dans une attaque sexuelle. Il ressent une rage contrôlée chez la femme qu'il identifie maintenant à sa mère."

A cet instant, NARANJO demande au sujet de faire parler son père et sa mère entre eux, avec l'intention d'éloigner le contenu latent de ces images : -"Que dit-elle?"; -"Go away"; -"Que ressent-il?". Il ne peut imaginer cela. -"Je reste perplexe," suggère-t-il.

NARANJO choisit alors une autre direction pour rendre les sensations éprouvées par le sujet plus conscientes et explicites.

-"Soyez maintenant votre père. Devenez lui, au mieux de vos possibilités dramatiques et écoutez ce qu'il vous dit."

Alors, personnalisant son père, le patient tombe, non pas dans la perplexité, mais dans une grande tristesse, souffrant et rejetant son angoisse.

Peu après cet épisode, il s'opéra un changement drastique dans la vue que le sujet avait de ses parents, et, en conséquence, dans les sentiments qu'il leur portait.

Le jour suivant, il commenta que, seulement maintenant, il savait combien il s'était identifié à sa mère, regardant les choses avec les yeux de celle-ci, blâmant son père et plus que celà, un homme, ce qui avait interféré avec ses propres revendications masculines.

Contrastant avec son habituelle idéalisation de sa mère dans un total amour et la perception de son père comme une brute égoïste, il eut alors le sentiment de les connaître tels qu'ils sont.

Il écrivit: "j'ai vu ma mère comme une personne dure, sans affection ni peur et je ne regarde plus mon père comme un être insensible qui l'avait heurtée dans ses affaires d'amour, mais comme quelqu'un qui désire ouvrir la porte de son amour sans y parvenir. Maintenant, je suis plein de compassion pour ma mère."

Comparé à la qualité dramatique des expériences psychédéliques, cet épisode peut apparaître insignifiant ou trivial et cependant, il fut la clef d'un changement radical dans les attitudes du jeune patient.

Cela peut être dit des expériences avec l'ibogaïne en général, lorsque l'on compare ses effets avec ceux du L.S.D.

Le type de contact qui est concerné par le matériel inconscient est ici, symbolique (plutôt qu'affectant la forme d'une émotion flottant librement comme avec le L.S.D.) et peut dorénavant être assimilé sous la forme de signes durables.

De tels signes arrivent, en général, quand un fantasme ou une hypothèse qui étaient inconscients se révèlent conscients avec une clarté telle que le moi d'une personne mature ne peut que s'apercevoir de son ancienne erreur profondément enracinée.

Pour conclure, NARANJO écrit :

-"Je ne voudrais pas donner l'impression que je regarde l'ibogaïne comme une panacée psychiatrique qui apporte les changements par elle-même. Je crois que de nombreuses drogues peuvent être utilisées en vue d'une exploration psychologique, mais que ces drogues ne peuvent être qu'un instrument.

Je doute qu'il y ait quelque chose qui puisse être achevé par une drogue, qu'il ne soit possible de faire sans elle.

Cependant les drogues peuvent être des catalyseurs psychologiques permettant de comprimer un procédé psychothérapique fort long en un temps plus court et en modifier le pronostic.
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yeboua



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MessageSujet: lisez moi   Lun 22 Mai - 21:26

merci , tres bonne explication.
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mu ntu na munjombéngu'

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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Jeu 25 Mai - 17:41

lol, c'est très long,
moi je ne sais rien, mais à propos de mon très cher collègue bien aimé monsieur leblanc , je dirai que je sais tout de lui! en particulier son comportement à l'égard d'une culture qui est la sienne et dont il a été chassé, et dont il veut se venger! c'est peut etre fort ce que je dis , mais
je pense depuis très longtemps que c'est une perte de temps d'etre étonné de certains faits et comportements, de la vie, de l'homme, et de l'homme blancs

prenons les choz dont les anciens ont eu le temps de se rendre compte et continuons les! or , savons-nous de quoi les anciens se sont rendus compte? pas tous en tout cas. alors pourquoi reprocher à quelqun un comportement déjà justifié? et compréhensible.

qu'est-ce que le blanc sait de l'iboga? rien. et moi je dis que si ça se trouve meme le chanvre est une plante indispensable à condition de bien l'utiliser: alors où est le problème? si ce n'est qu'à chaque fois qu' on associera , qu'on identifiera "blanc" à nos valeurs, on sera toujours éblouis ...

on est le sacrifice du monde. et je parlerai plus tard de la bible comme livre, et de la bible comme bible.
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Jeu 25 Mai - 18:42

Ahhh... Munjombengui chéri... Que ferai-je sans toi ?

Bon, parlons peu mais parlons bien. Gaston Bachelard dans L' eau et les rêves dit " une image est une plante qui a besoin d'une terre et d' un ciel ( chapître 3). L' interet philosophique de cette citation repose sur le fait que nous sommes tous des images puisque nous sommes le reflet et l' extension de nos parents, grands parents et ailleux puisque c' est par leur biais que nous pérennisons les traditions et les valeurs de la famille. Nous avons besoin d'une terre pour prendre racine, pour nous accrocher et pour nous imprégner, mais nous avons aussi besoin d' un ciel pour l' atteindre moyennant des objectifs fixés tout au long de la vie. En effet, Mr " K" dit qu' un arbre qui n' a pas de racines ne tient pas ( ça fait partie des rares choses qui m' ont plues dans son discours de Le Pen peint en noir ). Peronne n' a oublié Munjombengui et si nous nous posons des questions, c' est parcq nous existons tout simplement, selon la théorie du cogitum de Descartes. Descartes et nombre de philosophes de la Grece Antique jusqu'à nos jours n' ont pas eu besoin d' aller prendre l' iboga pour ecrire cela. Donc les Blancs au même titre que les Noirs, planchent sur les même questions existencielles que les Noirs. On notera d' ailleurs l' extrême similitude qui existe entre le Bwiti et la Franc Maçonnerie, que ce soit dans la pratique rituelle ou dans la quête spirituelle. Ces deux écoles a priori disctinctes prêchent pour la même paroisse à quelques similitudes pres. La différence est que la FM est restée très théorique et le Bwiti très pratique en ce qui concerne la symbolique... De la même manière, le Blanc maitrise l' Iboga scientifiquement car pour lui il ne constitue qu' une matière parmis des milliards. Le Noir en revanche maîtrise l' iboga de façon spirituelle...

Qui a dit que Noir et Blnnc s'opposaient ? Qui a dit que science et spirutualité étaient antithétique ? king

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mu ntu na munjombéngu'

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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Ven 26 Mai - 21:47

tu n'a pas compris ce que j'ai dit et tu te contredis aussi
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Nzete Ya Mbila

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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Mer 5 Déc - 16:54

je vous salut au nom de Nzambe.
Vraiment le hasard n'existe,je viens de poste un msg sur notre forum ou je disais au frere Mu Ntu que je dois continué ma recherche sur qlq elements qui me manqué dans le bwiti Fang,et voila que je suis tombé sur cette article qui m'a éclairci.
loué soit NZAMBE
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Nzete Ya Mbila

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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Mer 5 Déc - 16:55

PS: Le hasard n'existe PAS
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Dinzona Muatou Benga
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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Jeu 6 Déc - 16:41

Basssssssee.... Nzili Nzabi, Nzili Boti'
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Nzete Ya Mbila

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MessageSujet: Re: Lisez-moi   Ven 7 Déc - 16:38

je vous salut au nom de Nzambe
BASSSEE... NZILI NZABI,NZILI BOTI ça veut dire quoi ?
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