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 Etablir un rapport nouveau avec soi-même et le monde.. .

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OBIANG ONDO

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Nombre de messages : 4
Age : 67
Localisation : Libreville - Mer et Foret
Date d'inscription : 27/11/2007

MessageSujet: Etablir un rapport nouveau avec soi-même et le monde.. .   Mer 12 Déc - 13:54

Bwekayé !

ELYAN initié au BOIS SACRé par ONG NATURE/CULTURE EBANDO en MARS 2006....
.....DEVENU NYUNDU YINA......IL OEUVRE !

VOIR SON SITE WEB : www.psychagogie.com
TEXTES ET PHOTOS...

Voici une partie de son texte:http://www.psychagogie.com/accueil_005.htm

"Etablir un rapport nouveau avec soi-même et le monde. Voyager autrement, dans les plis de nouvelles dimensions inexplorées. Regarder ce que je vois, écouter ce que j'entends. Activer une sensibilité dormante pour s’introduire de nouveau dans l’espace–temps. Se frotter encore aux parois du vivant et renaître, devenir neuf, même si cela est impossible, le faire pourtant...


Spiritualiser la matière vivante que je suis...

Tapis aux pieds des grands arbres de la forêt primitive, en terre africaine, au Gabon, vit un Être exceptionnel, un arbuste endémique, du nom d’Iboga. Sur ce sol alchimique cette plante puise par les racines une potion d’une complexité unique. Sur son sol sacré où d’autres arbres tirent simplement leur sève, l’arbuste Iboga distille en ses veines végétales le nectar vermeil des origines : en lui circulent douze alcaloïdes, douze esprits, douze puissances symboliques, initiatiques et créatrices. Depuis des milliers d’années, peut-être depuis plus de quarante mille ans, l’homme entretient avec cet Être végétal un rapport mystique.

A l’aube de l’humanité, immergé dans l’enfer vert du règne végétal tout puissant, à la fois nourricier, inquiétant et plein de dangers, l’homme primordial recevait les enseignements de la survie parmi les plantes par les plantes : les hommes, depuis la nuit des temps mangent l’écorce de la racine d’Iboga pour en recevoir sa sagesse... L’homme futile, le lâche besogneux moderne aura beau jeu de se croire autorisé à mépriser cette relation de l’humain et du végétal et continuera à boire son café et à fumer son tabac à longueur de journée pour supporter le rythme imbécile que lui fait vivre la jungle urbaine... Le règne végétal habite Gaïa depuis plus de huit cent millions d’années, quand homo sapiens sapiens est apparu il y a 'tout juste' cent mille ans. Comment ne pas convenir qu’il est obligatoire pour le petit être fraîchement extirpé de la classe des mammifères de puiser une source d’enseignement auprès de la plus grande Sagesse Vivante qu’est la forme végétale de la Conscience ?...



Sapiens sapiens mange le Bois Sacré.



Introduire en soi la chair de cet arbre mystique c’est se faire envahir littéralement par une puissance d’une force inouïe mais aussi d’une grande bienveillance. C’est d’abord sa force qui me prend, comme pour 'forcer au respect' : hallucinations brutales peu de temps après l’ingestion ; les sens sont totalement déréglés : l’ouïe brouillée, la vue effacée, remplacée par des images plaquées, le toucher disséqué et le mental, encore intact, assiste à tout cela paniqué et impuissant ; la peur me saisit... Aux hallucinations se superposent les rêves éveillés sur plusieurs plans et dans toutes les dimensions : profondeur, hauteur, largeur. L’ouïe devient hypersensible : ce qui est loin s’entend près, chaque son est perçu séparément, le cerveau capte tous les sons et les analyse un par un tous à la fois. Tout est déformé, la pesanteur contrariée, je suis sans dessus dessous : premier train de sensations...

Ce n'est pas tout, le voyage commence à peine :à la fin de la première heure le sorcier végétal renforce encore son pouvoir : il fait pousser en moi ses propres racines qu’il enfonce au plus profond de mon être. Je hurle mais aucun son ne sort, je suis seul face à lui qui me possède toujours plus profondément. Le processus est en marche, un processus vieux de quarante mille ans et ce n’est pas moi qui vais le troubler : Iboga en a vu d’autres...




Douleurs d'arrachements au niveau du sternum, le parcours initiatique du guérisseur s’amorce. S’ensuit des heures de vomissements accompagnés de spasmes douloureux qui commencent au niveau du plexus pour se terminer en dessous de l’estomac : douze spasmes, douze vomissements, douze alcaloïdes, douze heures d’initiations. Pendant toute la durée du processus le père initiateur accompagné des autres ngangas* protègent l’initié : ils le protègent durant son voyage intérieur, allument les torches, chantent, dansent, agitent les cloches et les esprits de la forêt, invoquent les ancêtres, soufflent de la fumée, jouent de la harpe ou de l’arc en bouche. Tout est mis en œuvre pour aider le Buisson Ardent à faire son œuvre en l’Homme nouveau qui doit naître de cette Rencontre.

Le Bois pénètre en l’homme jusqu’à l’inconscience, jusqu’à ce que s’éveille en lui la Relation Nouvelle car dans la suite du processus c’est un rapport d’une profondeur inconnue jusqu’alors qui s’installe...


*nganga : sorcier africain du bwiti**.
**bwiti : culte de l’Iboga.


... mais revenons un peu en arrière ...



Qu’est-ce qui peut bien motiver l’homme et la femme modernes à se plonger ainsi dans une aventure psychédélique traditionnelle chamaniste ? Quelle sorte de bizarrerie passe dans la tête de ces candidats à la crampe d’estomac carabinée, à l’acte absurde de la délocalisation gastrique, à l’oublie des ‘valeurs fondamentales’ de l’occident scientifique, à la fuite de l’atomisme ambiant. Pourquoi ne pas s’émouvoir encore mécaniquement de notre chère médecine allopathique pour soigner nos dépressions et ir continuando à lui donner tout notre crédit ? Pourquoi ne pas rester tranquillement le cul sur le sofa à siroter une de ces émissions spécialement conçue pour tordre notre sens critique ? Pourquoi ne pas composer le 0 800 et se livrer pour 3 euros 50 à une de ces pratiques létale du vote du 'plus con qu’eux qui pète et qui rote avec des gros nichons' ? Plutôt que de dépenser deux mille euros et des brouettes pour aller se faire torcher les sens par des 'imitations de pygmées', pourquoi ne pas rester l’esclave d’une société moderne qui fait de nous de braves soldats de l’économie ‘crôassante’ ? Que peuvent bien nous apprendre après tout ces pauvres africains retranchés dans leurs tribus : continuons de profiter du pillage de leur terre, leurs arbres, leurs vies, j’ai besoin d'acier pour ma bagnole, de papier pour mes chiottes et d’esclaves pour justifier la bonté de la nation de l’effacement de la dette-sans arrière-pensée.

Car c’est là que tout commence, si je puis dire... Une sorte de révolte à lieu en celui ou celle qui d’un coup réalise que quelque chose d’autre est possible, quelque chose de fort, quelque chose de dur mais quelque chose de Vrai : un acte de bravoure humble, une force pressentie en soi de la Verticalité contre l’horizontalité des circuits administratifs abrutissants.

Vous voulez prendre le risque d’aller dans une sorte de zone de non droit, où la violence et la pauvreté est la règle, où les pires maladies s’attrapent par simple piqûre de moustique, où vos modestes biens ridicules chez vous vous transforme en une sorte de proie fragile que seule la peur du gendarme protège (pas à coup sûr) ? Vraiment vous voulez braver tous les dangers que votre chère société occidentale s’est évertuée à éradiquer pour votre plus grand confort et afin d’alimenter ‘éternellement’ (c’est-à-dire jusqu’à ce que mort s’en suive) votre dieu ‘auto-tranquilisateur’ ? Je ne peux pas vous donner raison et encore moins vous encourager dans votre démarche, c’est trop de risques que vous prenez. Allons... avec un bon dossier rapidement ficelé sur internet Sofinco se propose de changer votre ‘vie’ et de vous prêter quatre mille euros pour que vous dégotiez chez IKEA le meuble qui vous définira le mieux en tant que personne, autrement dit ‘quelqu’un’, c'est-à-dire ‘tout le monde’, un truc banal, merdique, dramatiquement vain... déjà mort. Comment... ? Vous voulez vous intéresser à ces types qui prétendent dans leur pinède équatoriale vous faire planer à coût de magic mushroom bidons ?

Voilà à peu près ce que l’on pourrait dire pour persuader quiconque à dans l’idée de se rendre au Gabon pour rencontrer les hommes et les femmes de la forêt équatoriale primitive. Je suis le plus mal placé pour me faire l’avocat du diable car le voyage je l’ai fait, j’ai fait les ‘deux’ voyages : le voyage jusqu’au pays du Bois et le voyage ‘dans le Bois’. Une fois que l’on a bien insisté sur le danger d’une telle démarche, sur ce que ça peut avoir d’absolument insensé pour nos ‘proches’, nos ‘amis’, nos ‘voisins’ -enfin tous ceux qui ne sont pas nous- parlons des choses sérieuses : ce n’est pas une ‘petite affaire’ que de se tirer du sommeil profond dans lequel nous entretien la ‘vie moderne’ pour aller risquer sa peau (et sachez que vous la risquez vraiment) dans une aventure fantaisiste du point de vue de la bien ‘pensance’, car non rentable économiquement et invendable sur tf1. Je retourne en moi-même et je cherche ce qui peut bien se passer dans la tête d’un quidam pour aller prendre de tels risques : l’envie de vivre, tout simplement. Il faut se remémorer l’histoire de ce type qui va chez le médecin et lui dit : doc, je ne bois pas, je ne fume pas, je dors assez pour ne pas fatiguer mon corps, ma sexualité est calculée au millimètre pour ne pas fatiguer mon cœur, est-ce que vous croyez que je vais vivre longtemps ? Et le médecin de lui répondre : je ne sais pas si vous allez vivre longtemps, mais la vie va vous paraître longue...

Joshua, Mozart, Rimbaud ou Jeanne Calmant, à vous de choisir la vie qui va avec... La plupart tenteront dans la longueur ce qu’ils n’ont pas réussi dans l’intensité, loi de la qualité contre loi de la quantité : le monde subtil contre le monde grossier. Une forme de lutte en soi du ‘bien’ et du ‘mal’...

Lire la suite ? Vous en êtes certain ?...http://www.psychagogie.com/accueil_005.htm
Lien vers association EBANDO pour en savoir plus sur les initiations.
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